For two to play
 


Chez Ligia Digital


Johann Christian Bach (1735-1782) – Louis Emmanuel Jadin (1768-1853)

Thomas Tomkins (1572-1656) – Nicholas Carlston (Début 17ème siècle)

Daniel Gottlob Türk (1750-1813)

Joseph Haydn (1732-1809) - Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)


For two to play


YYYY Duos de Tomkins, Carlston, J.C. Bach, Mozart, Jadin, Türk et Haydn

Marie-Anne Dachy, Julien Wolfs

(clavecin, orgue et clavicorde à quatre mains). Ligia. ∅ 2013. TT : 1h04’  Technique 3/5


Le plaisir délicieux du quatre mains permit à des générations de pianistes de découvrir les symphonies de grands maîtres tout au long des XIXe et 20e siècles. Il a aussi suscité quelques chefs-d’œuvre originaux. Nettement moins large, le clavier du clavecin a souvent découragé les musiciens des siècles précédents (qui appréciaient en revanche de dialoguer à deux clavecins). La chose est délicate mais passionnante : Thomas Tomkins (1572-1656) s’y risqua dans la charmante miniature qui donne son titre au nouveau disque. Le reste du programme s’installe à l’époque du jeune Mozart.

Marie-Anne Dachy et Julien Wolfs ont bâti leur récital en alternant pièces connues et raretés. Ils les distribuent avec soin vers des claviers de grand intérêt, une copie somptueuse de Taskin, un grand clavicorde d’après Friederici, et un orgue de la fin du XVIIe siècle situé à Longueville.

L’Andante de Louis-Emmanuel Jadin, détaché d’une sonate de 1794, permet d’apprécier les qualités subtiles de cantabile et de toucher du duo. La pièce de Haydn dévoile un amusant exercice pédagogique où l’élève imite les propositions du maître dans une joute hardie, et Türk charme avec deux siciliennes agréablement tournées. L’entente, musicale et technique, est totale entre Marie-Anne Dachy et Julien Wolfs, la première étant la mère du second. L’exercice se révèle parfois un peu froid mais il ne manque pas d’intérêt, d’autant que ce genre musical est très peu présent dans la discographie.


Philippe Ramin

dans Diapason magazine (juillet-août 2014)


































Variations pour mère et fils


Marie-Anne Dachy - Julien Wolfs, deux claviers en plein XVIIIème


Il y a deux façons de jouer à deux du piano : à deux pianos ou à un seul piano à quatre mains, le résultat n’étant pas tout à fait le même au plan sonore. A deux pianos, les interprètes peuvent plus facilement s’entremêler, à quatre mains ils ont davantage tendance à couvrir toute l’étendue du clavier. Le répertoire pour l’une et l’autre de ces options est très rare avant le milieu du XVIIIème siècle. Ce CD, entièrement consacré au quatre mains, propose néanmoins, jouées à l’orgue, deux courtes pages anglaises - Tomkins, Carlston - du début du XVIIème siècle. Cent ans plus tard, il y eut Telemann, Couperin. Mozart et Johann Christian Bach donnent en quelque sorte le coup d’envoi, le premier avec sa sonate en ut majeur KV 19d, composée à Londres en 1765, le second avec sa sonate opus 15 n°6 en ut majeur également, publiée dans la même ville en 1778 mais sans doute écrite plus tôt. Presque interchangeables, elles sont jouées au clavecin, comme le reste du programme sauf les deux courtes sonatines - entendues au clavicorde - du théoricien spécialiste du clavier Daniel Gottlob Türk, disciple de Carl Philipp Emanuel Bach. L’Andante grazioso de Louis-Emanuel Jadin est « bien gentil ». Les deux ouvrages les plus substantiels se trouvent en fin de programme : les variations « Il Maestro e lo Scolare » de Haydn, qui associent pédagogie et humour, et les variations en sol majeur KV 501 de Mozart, sans doute conçues à l’origine pour deux pianos. Ces deux morceaux, plus que les autres, permettent d’apprécier le grand talent des interprètes.


Marc Vignal dans Musikzen

 
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